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21/08/2017

Flash boursier

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21/08/2017

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging markets
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En résumé :

1° Repli vers les valeurs refuge
2° Intrigues de palais aux USA

Cacophonie à la Maison Blanche

Le risque géo-politique en augmentation, avec des troubles à Washington et l’attentat à Barcelone, a de nouveau entraîné un repli vers les valeurs refuge, avec notamment une appréciation du franc suisse et des métaux précieux, et plus de volatilité sur les marchés boursiers. Les minutes de la Fed n’ont pas signalé de biais vers une politique monétaire moins accommodante, ce qui a favorisé les obligations d’Etat à long terme.

Un véritable mélodrame politique au sein de l’administration américaine s’est déroulé en réaction à plusieurs déclarations ambiguës de Donald Trump concernant les violences perpétrées à Charlottesville lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs. Celui-ci avait notamment blâmé les deux côtés, faisant preuve d’une indulgence surprenante vis-à-vis de l’extrémisme. Il s’en est suivi une débandade des grands patrons d’entreprises qui ont quitté les uns après les autres les conseils économiques (Conseil de l’Industrie et Forum de Stratégie et politique). Ces intrigues de palais et les spéculations sur qui restera ou qui partira ont abouti au démantèlement par D. Trump des deux conseils. Ceci a réduit l’espoir qu’il puisse mener à bien son agenda pro-croissance. La bataille du Congrès contre le président, malgré la majorité républicaine, fait aussi qu’il lui manque le support du législatif et remet de plus en plus en question sa capacité à faire passer des plans pour stimuler l’économie, tels que la réforme fiscale ou les dépenses d’infrastructure. L’annonce vendredi par la Maison Blanche du limogeage du très provocateur et controversé Stephen Bannon, stratège en chef de l’administration, a par contre rassuré les marchés.

Le contenu des minutes de la réunion de la Fed de juillet suggère que la politique monétaire pourrait rester accommodante avec plus de risques à la baisse sur l’inflation. Aucune précision n’a été donnée sur le point de départ de la réduction de bilan. Par ailleurs, la BCE a exprimé son inquiétude par rapport au renforcement de l’euro qui serait plus que ce n’est justifié par l’amélioration de la conjoncture européenne.

Cette modeste correction des marchés boursiers coïncide aussi avec la fin de la saison des résultats (relativement bons dans l’ensemble) habituellement propice à quelques prises de bénéfices de la part des investisseurs. Sur le plan économique, les ventes au détail américaines étaient solides, progressant de 0.6% en juillet, et le PIB de la zone euro au deuxième trimestre a été révisé de 2.3% à 2.5% en rythme annuel. Ce chiffre pourrait inciter la BCE à lever le pied sur son programme de rachat d’obligations. La semaine en cours, relativement tranquille en termes de statistiques, va culminer avec la réunion annuelle des banquiers centraux de Jackson Hole. Son thème est « Encourager une reprise globale dynamique». La principale crainte est que l’inflation faible semble réduire la perspective d’une croissance soutenable dans le monde.

Straumann (ISIN : CH0012280076, prix : CHF 587.-)

Le spécialiste en implants dentaires publie ses résultats semestriels. Sans grande surprise ces derniers sont, comme à son habitude, de très bonne facture. Le chiffre d’affaires sur le premier semestre s’inscrit en augmentation de 17% et le bénéfice net en progression de 4%, loin devant les attentes du marché. Deux points retiennent l’attention : Straumann fait son entrée dans le secteur de l’orthodontie (et non pas de « l’orthopédie » comme on a pu parfois le lire dans la presse). Le groupe acquiert l’américain ClearCorrect pour USD 150 mios. Ce nouveau développement fait largement sens dans la stratégie de la société et recèle d’intéressantes synergies.

Dans la foulée Straumann renonce à une augmentation de capital de 400’000 titres pour financer les acquisitions récentes, jugeant les conditions insuffisamment attractives. Le groupe va désormais investiguer d’autres options de financement.

La progression du cours de plus de 45% cette année ne laisse que peu de place à une poursuite de la hausse à court terme et ce, malgré les excellents résultats.

Au vu de la valorisation actuelle à 39 fois les bénéfices 2017 nous recommandons d’alléger les positions.

Alibaba (ISIN : US01609W1027, prix : USD 167.50)

Le géant du commerce en ligne chinois a publié des résultats tonitruants qui ont battu toutes les attentes. Le chiffre d’affaires affiche une progression de 56% par rapport au même trimestre l’année passée. Le bénéfice net a, quant à lui, bondi de 94%. Ceci a été rendu possible au travers de l’effet de levier opérationnel inhérent au modèle d’affaires de la compagnie.

Même si la compagnie se diversifie, elle tire toujours la vaste majorité de ses revenus de ses plateformes de commerce en ligne (aujourd’hui à hauteur de 86%). Ces plateformes totalisent aujourd’hui 530 millions d’utilisateurs mensuels actifs, qui se connectent de plus en plus via des supports mobiles (smartphone, tablettes).

Le titre a déjà progressé de 90% depuis le début de l’année mais la valorisation reste attractive compte-tenu des attentes de croissance des bénéfices sur les prochaines années. Alibaba profite d’un momentum positif qui devrait l’aider à court terme, mais nous sommes surtout optimistes sur le long terme. La croissance proviendra de l’expansion aux domaines ruraux en Chine et de l’internationalisation de ses plateformes, mais également de ses autres activités, minoritaires aujourd’hui mais en forte croissance (informatique en nuage, divertissement).

Achat, objectif USD 200.-

 

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